SailorFuku est un jeu de mode où tu incarnes une jeune lycéenne, dans la ville de SailorCity, au Japon.
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    le 10/05/2022 à 02:31

    Présentation
    Modifié le 13/11/2022

    Dans un monde où tout va bien, une force surnaturelle m'a porté jusqu'aux 25 membres requis pour passer mon niveau.

    Merci. Bien à vous de rester ou quitter ce club ; je compte en faire quelque chose (une histoire ? celle de qui ?:)) alors je ne le supprime pas (encore).

     


    Dans un monde où tout va bien, est un recueil de lettres écrites, jamais envoyées, cachées, oubliées, détestées.

     




    le 18-03-20xx

    Cher ****,

     
    Comment vas-tu ? Te souviens-tu de moi ? Je me demande souvent si le temps m'a effacé de ta mémoire, si tes souvenirs de moi te secouent comme les tiens vibrent en moi. 


    Dans un monde où tout va bien, je t'ai oublié, ou alors je marche à tes côtés, car dans un monde où tout est vrai, ton absence grouille sous ma peau, tamponne dans ma tête et me refuse le sommeil. Je nie ton existence, ou je l'imagine puis l'invoque, en transe. Tu es avec moi ou tu ne t'es jamais manifesté. Je crois finalement que j'aurais préféré ne jamais t'avoir rencontré. Et pourtant, longtemps pendant, j'ai remercié les Cieux de t'avoir envoyé à moi. Mais j'étais venu à toi. Je me suis infligé cette blessure, ce poison. Tu t'es mêlé à moi, tu t'es immiscé dans ma vie ; mon bonheur ne dépendait pas du tien mais depuis que tu n'es plus là, lui non plus. Lorsque je ne trouve pas Morphée, je t'imagine me l'amener. Lorsque j'en fais, je te vois dans mes rêves. Lorsque je pense à demain, j'imagine ce petit studio dans lequel on se serait enchevêtrés chaque jour, dans lequel on se serait plaint de l'étroitesse à voix haute, cette même étroitesse qui nous aurait rapprochés, amusés, ennuyés.


    Les jours ne sont plus les mêmes sans toi, ****, si tu savais. Si seulement tu savais à quel point tu as changé ma vie. Tu as renversé le semblant d'ordre que j'avais établi, tu as fait s'effondrer les convictions que j'avais, tu m'as fait vouloir braver toute chose effrayante... seulement pour m'abandonner. Je t'en veux. C'est faux. Je m'en veux. Je ne pourrais jamais t'en vouloir.


    Je te dirais à bientôt, mais tu n'es plus là.

     



    le 25-02-(20xx-1)

    Cher ****,


    Comment te portes-tu ? Ta journée s’est-elle bien passée ? Je me demande quand te parviendra cette lettre ; la nervosité me gagne à cette idée. Dans quelle humeur seras—tu ? Et dans quelle humeur te mettra-t-elle ? La surprise, la joie, l’impassibilité ?


    J’ai lu un roman épistolaire récemment, ça m’a fait penser à nous, surtout à toi. Je te vois, dans un élan d’affection, ranger -cacher sous le lit- les vêtements qui te forcent à virevolter dans ta chambre et t’empêchent de te déplacer normalement ; mais pas tous, juste ceux qui te créeront un chemin jusqu'à ton bureau –m’en veux-tu de me souvenir de ces charmants détails ? Tu le dépoussiérerais, t’y assiérais et écrirais avec beaucoup d’attention, des mots simples mais imagés, poétiques. Ça te viendrait naturellement, je n’en doute pas, là où je m’abîme les ongles, me creuse le cerveau pour t’écrire de belles choses. Est-ce que ça fonctionne ? Je sais, tu m’as déjà dit d'arrêter de douter de moi.


    J’ai fait les courses il y’a quelques jours -c’est fou, n’est-ce pas ? On pensait pourtant que j’étais allergique aux responsabilités. Je suis passé par le rayon biscuiterie et j’ai longtemps souri en tombant sur tes gaufrettes. Je ne pensais pas qu’on les vendait ici. Je les ai achetées, naturellement ; elles me scrutent du regard pendant que je t’écris. Je me demande si elles sont aussi bonnes que tu le dis, je t’en ferais une critique complète lorsqu’on se verra.


    Ça vient de toi, ou de moi ? Je commence à te voir partout autour de moi. Comme si tout n’existait que pour toi, ou pour me faire penser à toi. Tu dois avoir la bénédiction d’un astre, peut-être celle de l’Oracle, ou qui sais-je. Je te vois chaque matin dans la rosée et chaque nuit dans les étoiles. Je te vois dans ce qui te ressemble et ce qui n’est pas toi. Mais ça serait tellement mieux si c’était toi. Je te vois lorsque tu me manques. Lorsque tu me sors de l'esprit, tu reviens m'apaiser. Je crois que j’ai un faible pour toi, ****.  


    ... Chaleureusement ?


     



    le 02-0x-20xx+1

    Cher ****,


    C'était ton anniversaire, hier ; je ne l'ai pas oublié, méprends-toi. Il y a des choses que j'aimerais te dire. Il me faut me les avouer, et peut-être alors arriverais-je à les accepter, ou peut-être me plongeront-elles plus loin dans mon déni.


    A aucun moment n'as-tu quitté mon esprit. J'ai longtemps scruté ton numéro sur mon téléphone ; j'étais comme un fou et seule ta voix m'aurait rendu la raison. C'est surprenant, ce que vous me manquez. Je ne pensais pas qu'eux aussi se seraient fait une place dans mon coeur. Te savoir, ta mère et ton frère en bonne santé, heureux, m'aurait satisfait. C'est ce que je me disais, mais c'est faux. Au fond, j'aurais espéré ranimer ce feu qui nous habitait, autrefois. Je voulais refaire partie de cette petite famille. J'aurais espéré te faire voir à quel point je vais bien, à quel point je suis drôle, attentioné, j'aurais voulu secouer quelque chose en toi et te faire comprendre que tu me voulais de nouveau dans ta vie, que tu avais été sot de penser que tu pouvais te passer de moi. Mais si je ne décrochais pas de toi cette réaction -et je sais que c'est impossible aujourd'hui- je n'aurais jamais pu me relever. Loin d'un désir de respecter le tien de vivre sans moi, j'ai préféré me préserver.

    Ton absence meurtrit encore mon coeur, mais un énième rejet l'aurait piétiné, détruit, et j'ignore comment prendre soin de cette chose qui tourmente mon esprit.


    J'ai tant espéré que les choses se passent différemment, mais peut-être que je ne t'aimerais pas autant si ça avait été le cas. Au final, j'apprécie cette douleur.


    Joyeux 25ème, ****.


     



     

    le 02-12-20xx+2


    Cher ****,


    Reviens-moi ou sors de ma vie, une fois pour toute. Je n'en peux plus, d'attendre et faire comme si de rien n'était à chacun de tes retours. Tu me reviens toujours comme un spectre, une punition pour t'avoir oublié, être passé à autre chose, avoir aimé quelqu'un d'autre. Poltergeist. Tu secoues tout en moi. Te rends-tu seulement comptes ? Et comme si tu t'y attendais, tu t'enfuis toujours avant que je ne puisse te dire ô combien tu m'as blessé. Je vais finir par croire que tu y prends plaisir.


    Innocent.


    Y joueras-tu encore longtemps ? Et moi ? Vais-je continuer à te pardonner indéfiniment ? Vais-je continuer  à espérer que la prochaine fois soit la bonne ? Chaque chose que je fais, pour toi. Chaque respiration que je prends, pour toi. Chaque personne que je rejette, pour toi. Pour l’espoir que j’entretiens, ce feu qui se meurt à mesure que tu te tais.

    Maintenant que tu es loin et moi plus proche... Je n'ai jamais rien compris.

     

    Sors de ma vie, sors de ma vie, ****. Laisse-moi aimer d'autres personnes, laisse-moi braver mes peurs pour quelqu'un qui saura me revenir, non, qui ne me quittera jamais. Pour elle.



    Finalement, je t'en veux.

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